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  • jfhirsch

L'hypnose n'est malheureusement pas dangereuse.







Il est facile pour notre cerveau de faire un lien entre la dangerosité d’une pratique et son efficacité. Pour une personne en souffrance, l’hypnose est une belle promesse, tant par sa réhabilitation auprès des institutions scientifiques (merci aux neurosciences ), que par son auréole un peu mystérieuse, voir magique. Souvent, l’hypnothérapeute débutant et le client qui consulte nourrissent ce même fantasme.


Comme de nombreux hypnothérapeutes, mon drôle de cerveau a découvert l’hypnose à l’adolescence par la lecture d’Aldous Huxley et s’exerce dans la pratique régulière de l’auto-hypnose. Plein d’enthousiasme, il expérimente avec des résultats….mitigés…alors il abandonne, il y a tant de découvertes à faire quand on a 16 ans.


C’est bien des années après avoir été formé à l’hypnose Ericksonienne, dans le cumul de milliers de séances, que j’ai appris la modestie thérapeutique. C’est dans la frustration que mon drôle de cerveau a compris que ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionne pas forcément pour l’autre. Je ne parle pas de l’état hypnotique, ça, c’est facile, ça fonctionne sur chacun, mais de stratégie!




En état, la transe hypnotique ou hypnose sèche est déjà très intéressante, principalement dans le cadre de la gestion de la douleur physique et émotionnelle. De nombreuses études soulignent le bien-fondé de son recours en postopératoire, et dans le cadre des douleurs chroniques (Céphalées, rhumatismes, colopathie, etc.), mais aussi sur les états anxieux. Une bonne façon d'éviter toutes formes de dépendances liées a une consommation abusive d'antidouleurs ou d'anxiolytiques.


Il suffit d'apprendre l'auto-hypnose et n'importe quel hypnothérapeute à l'aise avec la pratique hypnotique saura vous l'apprendre.Même certains livres comme le très pertinent "Autohypnose" de Antoine Garnier peuvent suffire.


Je recommande cependant une séance en cabinet ou en visioconférence afin de vivre une première expérience hypnotique pour deux raisons. Il y a quelque chose de l'ordre de l'initiatique lors d'une première séance, un rappel à notre capacité d'émerveillement et il y a du plaisir à partager cet instant avec un hypnothérapeute bienveillant.


Ensuite, comprenez qu'avant de s'embarquer pour une ruée vers l'or au Klondike armé d'un âne, d'un tamis et d'une pioche, il semble raisonnable d'apprendre à différencier l'or du cobalt. Connaissant alors l'état hypnotique, il vous sera facile de le reconnaitre lors de vos pratiques d'auto-hypnose.






Maintenant, mon drôle de cerveau peut soupirer, oui, malheureusement l'hypnose n'est pas dangereuse. Elle le serait, il suffirait d'appliquer avec constance un protocole pour obtenir des résultats miraculeux et adieux les malheurs du monde.

Quand il s'agit de mettre fin à une peur irraisonnée, à changer de comportement, ou mettre fin à un positionnement mental, parce que nous sommes humains, nous devons entrer en relation.

On ne va pas chez l'hypnothérapeute comme nous allons chez le boulanger pour acheter une baguette.

L'hypnothérapie n'est pas un bien de consommation, c'est avant tout une aventure émotionnelle ayant pour but de provoquer des prises de conscience...suivront alors les changements espérés dans vos rapports avec le monde et mieux encore, avec vous-même.

L'hypnose n'est pas dangereuse, car personne n'a la capacité de vous forcer à faire quelque chose contre votre volonté. Mais comme toutes les aventures, c'est une expérience risquée, de votre côté par votre engagement émotionnel, financier et pour l'hypnothérapeute qui à chaque séance met sur le tapis sa réputation.


Je ne peux alors que vous inviter afin de vivre cette aventure à vous renseigner et bien choisir votre hypnothérapeute, soit en écoutant votre instinct, soit en suivant la recommandation de quelqu'un de proche

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